L'immobilier de prestige résiste à la morositéA Paris ou dans les grandes métropoles, dans l'arrière-pays provençal ou basque, dans les stations internationales à la mer comme à la montagne, les biens exceptionnels ne semblent pas connaître la crise, même si la négociation sur ce type de biens devient aussi « tendance ».
Les étrangers, il est vrai, dopent ce marché. Par étranger, il faut entendre non seulement des nationalités diverses, mais aussi des Français qui achètent en dehors de leur clocher, dans une autre région française. Les divers salons de l’Immobilier de Prestige attestent de la vitalité de ce marché et celui qui va s’ouvrir la semaine prochaine dans le superbe espace du Carrousel du Louvre, à Paris, ne devrait pas démentir la bonne santé du secteur. Il faut dire que les acquéreurs, sur ce créneau, se font plaisir et ne sont pas obnubilés par l’aspect fiscal lié à la détention du bien. Et c’est heureux en cette période où les avantages fiscaux viennent d’être considérablement rognés par l’Assemblée nationale avec le plafonnement des niches. Précisément, ces acheteurs ne réalisent pas un investissement au sens de « coup fiscal », mais un vrai investissement dans la pierre dont ils veulent profiter. Ce peut être un hôtel particulier, un appartement dans un immeuble historique, une maison réalisée par un architecte de renom, un mas au beau milieu du Lubéron sauvage ou dans la Drôme provençale, un manoir en Anjou, un chalet à Courchevel ou à Chamonix, un domaine viticole en Languedoc… Dans tous les cas, des millions d’euros dépensés pour y vivre, ne serait-ce que quelques mois de l’année. La notion d’investissement n’est pas forcément écartée, mais elle revêt alors celle de la pierre comme valeur pérenne. Là encore, alors que les valeurs mobilières dévissent dans des proportions vertigineuses, la pierre et surtout celle qui bénéficie d’une rareté et d’un emplacement privilégié, fait figure de valeur refuge. Sur le long terme, cette valeur ne s’est jamais démentie au travers des divers soubresauts du marché classique. Et l’appétence que manifestent actuellement français et étrangers pour les très beaux biens, pour un simple pied à terre de 50 m2 comme pour une surface démentielle conforte la bonne tenue du bien exceptionnel. A condition bien sûr qu’il soit véritablement exceptionnel par son implantation dans un site hors norme, son orientation, sa distribution… A ce niveau de prix, aucun défaut n’est toléré par les acquéreurs très avertis. Le cas échéant, la négociation sera terrible si le coup de foudre pour le bien reste néanmoins intact. Ou l’acquisition complètement remise en cause pour un autre site en France voire à l’étranger. Elisabeth Lelogeais - Novembre 2008 Les informations disponibles dans cette page sont fournies
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